Le consentement

Le consentement

Vanessa Springora

Grasset

  • par (Libraire)
    12 mai 2020

    Un roman coup de poing à lire absolument !

    Vanessa Springora décrit avec beaucoup de distance et d'honnêteté sa relation sous emprise à l'âge de 13 ans avec un homme qui en avait 50.

    Les mécanismes de prédation y sont abordés avec une écriture chirurgicale, c'est également le procès d'une époque où personne ne se pose de questions hormis Denise Bombardier, chroniqueuse et romancière canadienne...

    Mais c'est surtout une analyse sur la question du consentement : comment se considérer comme une victime si on a été consentante ? et c'est ce qui rend ce roman déchirant et qui fait sa force.

    Un livre témoignage à lire de toute urgence et qui restera une référence pour comprendre et agir !

    Delphine


  • par (Libraire)
    4 mai 2020

    Témoignage

    Le Consentement est l'autopsie d'une enfance condamnée sur l'autel de la notoriété artistique. On découvre le quotidien d'une enfant victime de pédocriminalité, qu'une société patriarcale a sacrifiée au nom de la protection de l'intégrité et de la légitimé de son élite intellectuelle masculine. V. est une victime qui a parlé, G. est un écrivain protégé, le consentement est un texte bouleversant, qui suscite une lecture frénétique dont on ne peut pas sortir complètement la.le-même.


  • par (Libraire)
    19 février 2020

    Poignant

    Avant même la rencontre et la relation destructrice avec GM, ce livre est un témoignage infiniment poignant d'une petite fille vivant dans une détresse et une solitude abyssales...
    Où sont les adultes ?? sensés élever, "éduquer" l'enfant au sens étymologique à savoir "ex-ducere" : guider.
    Cette histoire fort médiatisée est ici très bien écrite !

    Sylvie


  • par (Libraire)
    1 février 2020

    Un témoignage poignant !

    Outre son retentissement dans le monde culturel, Vanessa Springora nous livre son adolescence volée par G.M.. C'est un témoignage fort et puissant qui m'a bouleversé.
    Je félicite Vanessa Springora pour son courage face à cet acte qui a indéniablement changé sa vie.


  • 29 janvier 2020

    Amours toxiques

    Je ne connaissais pas Vanessa Springora, et j’avoue que Gabriel Matzneff ne fait pas parti de mes auteurs de prédilection.
    J’ai eu un peu peur qu’il s’agisse d’un livre « règlement de comptes », ce qui serait légitime mais est-ce que cela allait m’intéresser ? Au final, un livre sans pathos, sans larmoiement, une femme qui nous décrit son enfance sans filtre et ne se donne pas une place de victime. Mais explique à sa façon, ce lent processus qui la fait passer de l’amour à la détestation. A la prise de conscience d’un acte monstrueux, de la part d’un Monsieur, lettré, et plus âgé, qui a habilement profité de sentiments sincères.
    Il y a des hommes pervers, mais il y aussi, et c’est peut être encore plus grave pour moi, des parents toxiques.
    Est ce que cette mère a accepté la publication de ce livre pour essayer de se racheter…. ?? En tous les cas, comment peut on fermer les yeux, et même cautionner ce type de situations ?
    J’espère sincèrement que ce récit aidera d’autres femmes ou hommes, car l’inverse peut également exister, et surtout qu’il aura eu un effet thérapeutique sur son auteure.
    Un livre important, fort et coup de poing, Quel courage, bravo.


  • 24 janvier 2020

    Une écriture ferme et incisive...
    Un texte d'une grande maîtrise littéraire !

    Brigitte


  • par (Libraire)
    24 janvier 2020

    L'emprise

    Il a fallu beaucoup de courage à Vanessa Springora pour écrire son histoire... son texte est fort et dénué de "pathos".
    J'ai été bouleversée, dégoûtée et très en colère : les adultes n'ont pas su la protéger face à ce prédateur que beaucoup encensent.
    A lire pour comprendre ce qu'est l'emprise...


  • 23 janvier 2020

    Bouleversant et nécessaire

    V. tombe amoureuse de G.
    Ou plutôt, la jeune V. tombe amoureuse du vieux G.
    Enfin, la jeune V. pense qu'elle tombe amoureuse du vieux G. parce qu'il profite d'un rapport de domination évident de par son statut d'écrivain célèbre. Elle ne s'en rend pas compte, pas tout de suite, pas du tout, et pourtant...

    Un témoignage absolument bouleversant, qui montre la cruauté d'une société démissionnaire, qui s'obstine à s'offusquer sans rien faire, à ne plus essayer dès qu'il faut lutter, à observer une relation pédophile et laisser une jeune fille tomber dans la gueule du célèbre loup.

    Une lecture nécessaire.


  • par (Libraire)
    17 janvier 2020

    blah

    Blah


  • par (Libraire)
    17 janvier 2020

    Un monument littéraire

    Vanessa Springora évoque ici la relation que celle-ci a entretenu avec Gabriel Matzneff quand elle avait 14ans et Matzneff 50. C'est toute une époque que V.S met en lumière avec ce texte magnifique. Dans le monde littéraire français des années 80 Gabriel Matzneff était un être intouchable qui racontait dans ses "carnets noirs", et sans aucune impunité, ses relations avec des enfants de 11 à 16ans. De cette relation sous emprise, V.S mettra des années à se reconstruire. Ce livre, sans voyeurisme et avec beaucoup de pudeur, évoque la psychologie adolescente, la culpabilité et le cataclysme intérieur qu'une telle relation peut créer.
    Un réel monument littéraire.


  • par (Libraire)
    7 janvier 2020

    Un témoignage bouleversant

    Un témoignage bouleversant où Vanessa Springora retrace sa descente aux enfers quand elle rencontre, à 13 ans,l’écrivain en vue dans les années 70 et 80, pédophile : Gabriel Matzneff, 50 ans à l’époque. Quel courage de convoquer ses douloureux souvenirs, entre parents à côté de la plaque à l’image du milieu intellectuel et judiciaire, une époque où l’interdit d’interdire a laissé passer l’inacceptable, sa mise en danger et son incapacité de se défaire de l’emprise de GM. Elle revient sur les faits, les gestes, les mots, les comportements. Tout est disséqué et elle ne s’épargne pas. Une lucidité incroyable. Et une qualité littéraire indéniable. Quel exercice d’écriture pour se ré approprier son histoire, son enfance, son adolescence, écrire pour se sauver, pour comprendre qu’elle est la victime et non la complice. Pour enfermer à son tour GM dans un livre, dans son histoire à elle. Un récit qui interroge la place de l’adulte devant la vulnérabilité et le désir d’un enfant. Un livre glaçant qui décrit une pathologie, la pédophilie, une perversion qui touche tous les milieux. Un livre essentiel.


  • 5 janvier 2020

    Un coupable et des complices

    Comme le roman de Delphine de Vigan, « Rien ne s’oppose à la nuit » a ouvert
    l’ère des confessions sur les mères dysfonctionnelles, l’affaire Weinstein et
    le mouvement #metoo ont libéré la parole de femmes ayant subi des violences
    sexuelles.

    Dans « Le Consentement », qui aurait tout aussi bien pu s’intituler «
    L’Emprise », il y a une victime, un coupable… et des centaines de complices :
    la famille et toute une société, qui ont non seulement fermé les yeux, mais
    encouragé les penchants pour les très jeunes gens des deux sexes de celui qui
    est appelé G. et dont plus personne n’ignore qu’il s’agit de l’écrivain
    Gabriel Matzneff.

    Pourquoi Vanessa Springora décide-t-elle de publier ce récit aujourd’hui à
    quarante-sept ans, alors que sa liaison avec G. date de trente-cinq ans ? Elle
    l’explique ainsi : « Depuis tant d’années, je tourne en rond dans ma cage, mes
    rêves sont peuplés de meurtres et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution
    se présente enfin, là, sous mes yeux, comme une évidence : prendre le chasseur
    à son propre piège, l’enfermer dans un livre. »

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