AUTOCHTONES

Autochtones

Maria Galina

Agullo

  • par (Libraire)
    2 mars 2020

    Un labyrinthe dans lequel nous sommes ravis de nous perdre!

    Dans ce roman, nous embarquons pour une ville à l'Est de l'Europe.

    Nous ne connaissons pas précisément son nom, mais si nous ne pouvons la nommer, nous en apprenons très vite la légende… Enfin, une de ses nombreuses légendes urbaines: en 1920, un groupe d'avant garde Russe se faisant appeler "Les chevaliers de Diamants" auraient monté un spectacle "La mort de Pétrone", spectacle durant lequel le public a été mystérieusement frappé de folie.

    Un jeune homme, Christophorov, va s'y intéresser. Il décide alors d'interroger plusieurs personnes pour tenter de comprendre la raison d'un tel trouble lors de la représentation, et éclaircir le mystère qui entoure ce groupe d'artistes; leur passé et leur devenir.

    Chaque personnage semble très enclin à aider... Mais surtout à mentir!
    La ville est entièrement vouée au tourisme, elle semble être une sorte de ville Potemkine, et des événements étranges n'ont de cesse de se répéter...

    En ouvrant Autochtones, vous ouvrez un roman loufoque et érudit, avec un pointe d'humour et une petite dose de fantastique. Mais attention, pour l'apprécier pleinement, il faut savoir "lâcher prise" et se laisser (mal)mener par l'autrice!


  • 24 février 2020

    mensonge, Pologne

    J’ai aimé cette ville mystérieuse et ses habitants.

    Bien sûr, c’est une petite ville et tout le monde se connait, mais il règne une atmosphère de mensonge.

    J’ai aimé l’opéra comparé à une tarte puis un gâteau. Il est d’ailleurs souvent question de pâtisseries dans ces pages, notamment du gâteau au fromage blanc que Christophorov mange tous les matins au petit déjeuner, un gâteau toujours frais.

    J’ai aimé retrouvé au fil des pages, comme des petits cailloux, la couleur bleu de la tasse ou de la bouteille.

    J’ai aimé la patronne de l’auberge de jeunesse où loge Christophorov, qui lit chaque jour un roman à l’eau de rose dont la description de la couverture est toujours croustillante.

    J’ai trouvé étranges les riders sans entraves qui aident et guident parfois le personnage principal.

    Etrange de parler d’homoncule…

    Un roman plein d’humour au petit côté littérature de l’imaginaire qui m’a plu.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du langage des fleurs que certains protagonistes tentent de retrouver.

    Quelques citations :

    Le serveur était le Batman de la veille. Ou de l’avant-veille. Au fond, tout bon serveur est un Batman.

    Des babioles chinoises. Il y a aussi des objets d’ici, mais de l’ouvrage tout aussi bâclé. Vu que les touristes achètent et s’en vont, pourquoi se soucier de qualité ?

    https://alexmotamots.fr/autochtones-maria-galina/