La petite dernière

La petite dernière

Fatima Daas

Les Éditions Noir sur Blanc

  • par (Libraire)
    11 octobre 2020

    Un magnifique récit

    Le beau récit autobiographique d'une jeune femme qui cherche sa place entre la France, l'Algérie, la religion musulmane et la sexualité.
    Un gros coup de cœur !


  • 29 septembre 2020

    identité

    Elle s’appelle Fatima Daas, elle est née en France, mais ses parents sont algériens musulmans.

    Elle s’appelle Fatima Daas, elle est asthmatique et la petite dernière de la famille.

    Elle s’appelle Fatima Daas et elle aime écrire. Elle aime aussi les filles.

    Nous suivons Fatima Daas qui, au fil de courts chapitres, se dévoile un peu, par petites touches : son enfance, les relations avec ses parents, ses études, les voyages en famille en Algérie, les conseils cherchés auprès des imams et des femmes de la mosquée.

    A chaque début de chapitre, elle répète son nom, une ou plusieurs de ses caractéristiques.

    J’ai découvert une femme qui se cherche, qui part dans plusieurs directions, qui doute, qui ressent le poids de la tradition.

    Une lecture intéressante du parcours d’une jeune femme qui ne sait comment vivre et affirmer son homosexualité.

    L’image que je retiendrai :

    Celle d’un de ses copain de collège qui lui dit qu’elle est un garçon, elle.

    https://alexmotamots.fr/la-petite-derniere-fatima-daas/


  • par (Libraire)
    17 septembre 2020

    Fatima Daas, elle est « la mazoziya, la petite dernière » d’une famille musulmane. Elle est l’auteure de ce premier roman. Ainsi, elle esquisse un autoportrait muni d’une prose vive, chahutée, délicieusement moderne. Fatima Daas est le sujet même de ce long poème qui est le lieu d’une inquiétude et d’une interrogation : croyante et lesbienne, comment joindre ce qui semble inconciliable aux yeux d’une culture, d’une religion ? Par sa plume, l’auteure se dévoile, contourne un tabou, expose un fait aussi difficile soit-il. Car il est emprunt de culpabilité mais aussi d’affirmation : Fatima Daas est homosexuelle et croyante. Chaque chapitre débute par la même phrase « je m’appelle Fatima Daas ». Phrase incessamment reprise, telle une incantation, et qui ne fait qu’affirmer l’existence de cet être touchant et sincère. Sincère dans sa relation à Dieu – elle nous décrit des rituels et prières, beaux, presque apaisants. Sincère dans l’amour qu’elle porte à une femme. Et sincère dans celui qu’elle exprime en silence auprès des siens. L’amour, un sentiment très présent dans ce roman. L’auteure le questionne par fragment. Universel, il n’a pas seulement besoin de culture, ni de religion pour exister et nous interpeller, nous lecteurs.


  • par (Libraire)
    15 septembre 2020

    Fatima a grandi dans le respect, la crainte et l'amour d'Allah. Sa famille, ses traditions, elle les aime malgré les pesanteurs. Fatima aime aussi les femmes et cela rend sa vie et son avenir moins simples. Comment concilier ses êtres religieux et amoureux, les lieux qu'elle habitue, Paris et la banlieue, autant de diptyques qui devraient être antagonistes mais qui vivent en elle, qu'elle apprend à tenir ensemble quoiqu'il en coûte : incompréhensions, silences, ruptures...
    L'auteur affirme au fil des pages qu'on ne sépare pas une âme en deux, que les identités ne sont pas perméables aux imprécations et aux injonctions d'où qu'elles viennent. L'écriture appuie le propos, suit la pensée de la narratrice. Au début des chapitres certaines phrases reviennent en anaphore et rythment le texte : le récit se transforme en une incantation, une célébration de ce moi irréductible et multiple.
    Fatima Daas réussit un premier roman d'apprentissage au sens classique du terme sur l'identité mais aux enjeux éminemment contemporains.


  • par (Libraire)
    12 septembre 2020

    Etre musulmane et lesbienne

    Algérienne, la seule de la famille née en France, a deux soeurs, vit à Clichy-sous-bois, est lesbienne et musulmane croyante. Fatima nous raconte sa vie avec des moments très variés, qui touchent car elle est dans une situation complexe, tiraillée entre la foi et ce qu'elle vit quotidiennement. Ni algérienne ni française, ni clichoise ni parisienne, fille pas vraiment fille, pas une " bonne " musulmane.
    Roman au style délicat.


  • par (Libraire)
    8 septembre 2020

    Conseillé par Mélanie, Rémy, Stéphanie

    Fatima est franco-algérienne. Elle habite Clichy et passe des heures dans les transports en commun. Fatima est musulmane et lesbienne. Ce roman, c’est l’autobiographie de l’autrice : Fatima Daas. C’est l’histoire d’une enfant qui a toujours été légèrement à côté, un peu perdue, très en colère, tiraillée entre deux pays, deux cultures. C’est l’histoire d’une femme qui, à l’âge adulte, tente de mêler son identité, à une religion qui peine à évoluer.

    C’est un court roman, comme un coup de poing, un coup au cœur, qui m’a fait réfléchir, m’a fait me questionner, sans préjugés, ni discrimination. Une histoire que j’ai dévorée et que j’aurais voulu crier, car l’écriture de Fatima Daas laisse la part belle à l’oralité. Elle semble se trouver dans la même pièce que nous, à nous raconter cette histoire, son histoire, rapidement, et puis plus doucement, jusqu’à trouver sa place, entre les deux.
    Mélanie


  • par (Libraire)
    3 septembre 2020

    Fragments d'identité

    C'est un OUI, un grand oui pour la Petite dernière de Fatima Daas chez Notabilia.
    Peut-on aimer les femmes quand on est une jeune fille de banlieue parisienne élevée par des parents musulmans? Quand Dieu prend une place toute particulière dans son cœur? C'est ce que Fatima Daas pose brillamment sur le papier, dans un récit intime et tout en pudeur, servi par une très belle plume. Les chapitres sont construits avec intelligence et commencent tous par une même phrase qui sonne comme comme une excuse, une invocation, une plaidoirie, une bouée à laquelle se raccrocher ou encore comme une esquisse d'identité qui prend forme au fil du récit et qui s'épaissit jusqu'à la touche finale: "je suis Fatima Daas". C'est aussi le récit d'une jeune femme qui ne sait pas aimer et qui refuse farouchement d'être aimée car ce n'est pas ce qu'on lui a appris à la maison. Partir plutôt que de s'ouvrir. La fin m'a prise par surprise et les larmes sont montées d'un coup.


  • par (Libraire)
    25 août 2020

    Slam d'identité

    Fatima Daas est française d'origine algérienne, la petite dernière, musulmane pratiquante, banlieusarde, lesbienne.
    A la manière d'un slam, chaque début de chapitre commence par une répétition d'un bout de son identité comme pour tenter de l'accepter...


  • par (Libraire)
    27 juillet 2020

    A travers son monologue Fatima Daas, nous raconte l'histoire de sa vie, de sa famille et de ces proches ainsi que de la société qui l'entoure.
    Mais surtout, elle nous raconte ces identités à la fois Française d'origine algérienne, musulmane pratiquante et homosexuelle.

    Chapitre après chapitre, on y découvre une jeune femme au bord de l'explosion qui essaye de faire cohabiter des mondes irréconciliables.

    Un premier texte très fort caractérisé par une fougue et un talent à l'état brut qui ne demande qu'à étinceler.

    Fabien