Louons maintenant les grands hommes
EAN13
9782259252744
ISBN
978-2-259-25274-4
Éditeur
Plon
Date de publication
Collection
Terre humaine
Nombre de pages
476
Dimensions
23 x 15 x 2 cm
Poids
700 g
Fiches UNIMARC
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Louons maintenant les grands hommes

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Terre humaine

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Un reportage de six semaines chez trois familles de métayers de l'Alabama, écrit dans la fièvre en 1936 par un journaliste et cinéaste de 27 ans. Un texte magnifique illustré par des photographies historiques Walker Evans.
C'est en 1936, à vingt-sept ans, que James Agee a écrit ce livre exceptionnel sur la misère au Sud des Etats-Unis. Louons maintenant les grands hommes est un de ces grands textes qui marquent une génération. Au premier rang des lettres américaines, sa publication en France ne manquera pas d'influencer sensiblement certains modes d'observer et d'écrire. Le souffle d'Agee, son regard de cinéaste, l'intensité de sa vision - presque anormale - surprennent et vous emportent dans un flux. Agee est comme habité et son livre dicté par des forces. Jamais un pays, une condition de classe, une très banale vie quotidienne de paysans n'ont été pareillement décrits. Cette minutie dans le détail, une férocité de ne rien laisser dans l'ombre - objets, corps, paroles et soupirs, pensées cachées - déroutent puis émeuvent et convainquent. Jamais, incantation lyrique aussi intérieure n'a inspiré de tels documents.
James Agee, d'une famille anglicane du Sud, après avoir fait ses études à Harvard, a été chargé par le groupe de presse Time-Life d'un reportage de six semaines sur les Blancs pauvres de l'Alabama. Accompagné de Walker Evans - qui sera le plus célèbre photographe américain -, comme deux espions, ils vont au sein de trois familles, tenter d'approcher la vérité. Une traque de la vérité. Mais qu'est-ce que la vérité d'un homme, d'une société ? N'est-elle pas insaisissable ? Agee nous le fait percevoir. L'intention première est donc un compte rendu. Mais la personnalité fiévreuse de l'auteur, la transparence poétique qu'il donne à tout ce qu'il regarde vont tirer de la vie la plus humble son expression la plus haute.
C'est une protestation contre la réalité, une déchirure, une brûlure intérieure qui inspirent ces portraits dont la tonalité est des plus singulières dans notre littérature et bouscule la tradition sociologique. Les Ricketts, les Gudger, les Woods, tous pauvres petits métayers, oui tous ! Comment cette pauvreté sans retour et ces détresses intérieures sont-elles possibles ?
Dense de tout vouloir dire, écrit comme pour être entendu à haute voix, ce livre universel atteint une hauteur et une vérité de visionnaire inégalées.
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