Provocation et vérité, Forme et sens des paradoxes stoïciens dans la poésie latine, chez Lucilius, Horace, Lucain et Perse
Éditeur
Les Belles Lettres
Date de publication
Collection
Études Anciennes
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Provocation et vérité

Forme et sens des paradoxes stoïciens dans la poésie latine, chez Lucilius, Horace, Lucain et Perse

Les Belles Lettres

Études Anciennes

Offres

  • Aide EAN13 : 9782251913995
    • Fichier PDF, libre d'utilisation
    • Fichier EPUB, libre d'utilisation
    • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
    • Lecture en ligne, lecture en ligne
    22.99

Autre version disponible

La présence des paradoxes stoïciens dans l’œuvre de poètes dont les liens avec
le Portique sont divers révèle le statut particulier occupé par ces formules
déconcertantes dans la pensée romaine. Après l’étude des origines du paradoxe
et de ses transformations au cours du développement des écoles philosophiques
grecques, cet ouvrage examine la spécificité du paradoxe stoïcien et son
adaptation au monde romain. Contre toute attente, les stoïciens ne renoncent
pas à ces affirmations déconcertantes. Grâce à leur efficacité rhétorique, et
malgré l’hostilité qu’ils suscitent par ailleurs, les paradoxes sont repris
dans des textes étrangers au Portique. Leur adaptation dans des œuvres
poétiques – satires de Lucilius, Horace et Perse, épodes, odes et épîtres
d’Horace et épopée lucanienne – pourrait nous faire considérer qu’ils sont
pervertis et détournés de leur fin première. En effet, le but de ces poètes
n’est nullement de faire adhérer le lecteur à l’intransigeante perfection
dessinée par les paradoxes stoïciens. Mais le lien entre les paradoxes que
l’on trouve dans ce corpus poétique et leur origine stoïcienne est en réalité
bien plus intime. Selon des modalités différentes, chaque poète reprend
l’essentiel de la démarche paradoxale du Portique : il s’agit bien de
réveiller les consciences, et de souligner la radicale nouveauté de la vérité
que l’on veut faire entendre, tout en s’assurant que le lecteur peut s’y
rallier. La virulence de Lucilius, le ton de confidence horatien, la stupeur
lucanienne et l’obscurité de Perse constituent les voies distinctes mais
convergentes par lesquelles est menée l’entreprise subtile consistant à
choquer pour mieux convertir.
S'identifier pour envoyer des commentaires.