Méditations et examen de conscience d’un Empereur, Pensées de Marc-Aurèle
Éditeur
Le Mono
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Méditations et examen de conscience d’un Empereur

Pensées de Marc-Aurèle

Le Mono

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Parmi ces rares et sûrs compagnons de notre vie intérieure, personne, même des
plus délicats et des plus exigeants, ne saurait refuser d’admettre Marc-
Aurèle. Il a écrit ses réflexions, dans un moment où, malade et en expédition
sur les bords sauvages du Danube, il sent déjà que sa fin est proche ; il veut
revoir en un souvenir résumé le passé de son existence, et juger une dernière
fois la valeur des choses humaines, qu’il va quitter. Mais l’Empereur ne nous
a pas exclus de son monologue ; et puisqu’il a pris la peine de le mettre par
écrit, dans une langue qui n’était pas la sienne, c’est qu’il voulait que
d’autres aussi en profitassent. Sachons donc en profiter ; et apprenons du
souverain du monde, aussi bien que du pauvre esclave de Phrygie, quels sont
nos vrais biens, si différents des biens qui enflamment les convoitises du
vulgaire. Ces témoignages concordants, venus des deux extrémités, le rang
suprême et la servitude, sont l’évidence même ; et si ces principes avaient
besoin encore pour nous d’une confirmation, trouvons-la dans le concours de
deux des plus belles et des plus fermes âmes que Dieu ait jamais formées,
plaçant l’une sur le trône de l’univers, et l’autre dans les chaînes d’un
maître impitoyable, fortifiées toutes deux par une même foi contre les
séductions de la toute-puissance et contre celles de la misère.

Sans doute, il est parmi nous, ainsi que dans tous les temps, bien peu de
cœurs dociles à cet enseignement, aussi viril que vrai, aussi pratique
qu’aimable pour qui sait le comprendre. Mais si tous ne peuvent pas le suivre,
tous au moins doivent l’écouter ; et nul n’a le droit de se croire, ni assez
éclairé, ni assez fort, pour le négliger, quelle que soit d’ailleurs la
lumière qui le guide et le fondement sur lequel il appuie sa faiblesse.
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