Elizabeth P.

La Maison de Bretagne

Marie Sizun

Arléa

20,00
18 janvier 2021

Claire se rend à l'Ile Tudy pour y vendre la maison de sa grand-mère.
La cinquantaine, parisienne, célibataire, elle n'y est plus allée depuis deux ans.
La maison de Bretagne où elle a passé tous ses étés depuis l'enfance.
Arrivée sur place, un événement digne d'un film policier l'attend.
Mais ce n'est pas ça le plus important, non, ce sont les souvenirs familiaux qui remontent, bons et mauvais et qui vont totalement la bouleverser.
Elle n'est pas spécialement sympathique Claire, plutôt froide.
Froide envers les membres de sa famille sauf son père et sa grand-mère.
Froide envers cette maison qu'elle semble ne plus aimer.
Froide envers la Bretagne qui pourtant la fascine.
Froide envers les habitants qu'elle dit ne pas connaître alors qu'elle vient depuis si longtemps.
Marie Sizun connaît et aime la Bretagne et nous fait partager ses couleurs, ses odeurs, ses contrastes...
Les rues citées sont les vrais rues de l'Ile Tudy.
Elle met une part de sa vie dans ce roman.
Elle sait aussi parfaitement décrire les affinités, les ambiguïtés, les malentendus, les non-dits..... qui se créent dans une famille.
Il s'en passe des choses dans cette semaine en Bretagne, dans la maison de Bretagne.
Un très bon moment de lecture comme elle sait nous en offrir.

Une Chance sur un Milliard
16 janvier 2021

Adrien est à la tête d'une entreprise florissante.
Mais tout ne va pas bien pour lui.
Il n'est toujours pas remis de sa rupture amoureuse, deux ans après.
Et surtout on vient de lui déceler une maladie rare ne lui laissant qu'un an d'espérance de vie.
Toutes ses priorités et ses certitudes se trouvent bouleversées.
C'est du Legardinier pur jus.
C'est tendre et plein de bons sentiments.
L'écriture est fluide et le texte aéré, ce qui fait que ces 430 pages se lisent très facilement.
Ce n'est pas péjoratif, mais c'est de la lecture disons populaire
Je ne qualifierai pas ce livre de grande littérature.
Pourtant, il reste agréable à lire et fait passer un bon moment positif, et franchement, ce n'est déjà pas si mal.

L'anomalie, Roman
20,00
12 janvier 2021

Tout commence comme une série de nouvelles, chacune nous présentant un personnage différent.
Le seul point commun entre ces gens est un vol subissant des turbulences.
Et aussi des agents du FBI dont on se demande bien ce qu'ils veulent
Et puis tout d'un coup, ça s'éclaire mais nous voilà plongés en pleine science fiction.
C'est très contemporain.
On y rencontre même Trump et Macron.
Quelle imagination !
Voilà un Goncourt amplement mérité.
Tant pour l'histoire que pour le style et l'écriture.
Il maîtrise bien son affaire Hervé Le Tellier.
Mieux que moi, heureusement qu'il y a un récapitulatif des chapitres à la fin du livre parce que dans la deuxième partie j'étais un peu perdue entre tous les personnages.
J'ai dû faire de nombreux retours en arrière pour tout comprendre.
Mais c'est franchement de la bonne littérature comme on en redemande.
Bravo !

Tout le bleu du ciel
9,90
29 décembre 2020

♫ C'est un beau roman, c'est une belle histoire ♫

♫ C'est un beau roman, c'est une belle histoire ♫

Voilà ce que je me chantonne en refermant le livre, avec même une petite larme à l’œil à la fin.
A 26 ans, Emile apprend qu'il est atteint d'un Alzheimer précoce et que ses chances de vie ne sont que de deux ans maximum.
Il décide alors de partir en camping-car pour une nouvelle et dernière aventure sans prévenir sa famille.
Mais avant, il poste une petite annonce sur internet pour inviter quelqu'un à cette aventure.
Et contre toute attente, c'est une femme qui répond.
Joanne, énigmatique, frêle, menue, silencieuse, rêveuse.
Qu'elle est belle leur aventure dans les Pyrénées !
838 pages et pas un moment d'ennui.
C'est une forme de prouesse
Plus j'avançais dans ma lecture, plus je m'attachais à Emile et à Joanne.
Tout comme l'un s'attachait à l'autre, se révélant pudiquement, par petites tranches, avec beaucoup d'émotion.
J'ai eu un peu peur au début en voyant le pavé et le sujet.
Mais ma crainte n'était pas fondée.
Si le style n'a rien d'extraordinaire, les pages se tournent avec enthousiasme, leur histoire est très belle.

La laveuse de mort
22,80
21 décembre 2020

Mon dieu, que ce livre est dur !
Mais pourquoi dire mon dieu alors qu’après cette lecture on n’a qu’une envie, bannir toutes les religions, en particulier l’islamisme et la lecture aberrante du coran par certains.
J’ai dû plusieurs fois interrompre ma lecture pour passer à autre chose tellement c’est insoutenable.
C’est l’histoire de Frmesk dans les années 90, petite fille kurde élevée par ses grands-parents pour échapper à la violence de son père.
Au Kurdistan, la religion fait loi.
Les femmes ne sont que quantités négligeables, soumises entièrement aux hommes.
Fremsk qu’on retrouve en 2016 dans un hôpital au Danemark.
Le plus dur à accepter, c’est que Fremsk, c’est certainement Sara Omar.
En voyant sa photo sur internet, avec sa mèche blanche, ça m’a fait froid dans le dos.
Quel courage il lui a fallu pour écrire ce livre !
On a du mal à croire que cette histoire puisse se passer à notre époque tant l’obscurantisme règne en maître dans les pays soumis à la religion.
On comprend mieux pourquoi ces attentats, pourquoi cette violence dans le monde, pourquoi ces guerres, quand les hommes n’ont plus leur libre-arbitre.
C’est glaçant, c’est abominable.
Une suite est parue au Danemark.
Je sais qu’il me faudra prendre sur moi pour la lire, pour replonger dans cette barbarie, mais qu’il est indispensable de le faire pour savoir et comprendre ce qui se passe dans certains pays.
Même s’il est éprouvant, ce livre devrait être lu par tous, pour ne plus accepter que de telles conditions de vie soient imposées à des êtres humains.