Laetitia .

Éditions Gallmeister

25,60
Conseillé par (Libraire)
23 août 2022

Quel délice de retrouver l'écriture de Tiffany McDaniel, avec ce toujours magnifique vrai faux premier roman !

Autopsy Bliss aime vérifier et justifier, croire par les preuves. Procureur, il est souvent confronté aux déviances et un jour il décide de se confronter au mal absolu et invite donc le Diable. Il fait passer un mot dans la gazette locale pour lui donner rendez-vous dans sa ville : Breathed, Ohio, dans les contreforts des Appalaches.
Nous sommes début 1984, l'été arrive...
Du jour au lendemain, une chaleur écrasante, étouffante, se dépose comme un dôme sur Breathed. C'est alors que Sal, un petit garçon noir aux yeux verts éclatants, se présente comme le diable et demande à voir le procureur.
Autopsy Bliss l'accueille dans sa famille et Sal en devient très vite un membre irremplaçable.
Mais la canicule semble vouloir s'installer durablement, les esprits, épuisés, s'échauffent, le bon sens se dissout et la communauté se divise.

De son sublime talent de conteuse, Tiffany McDaniel continue d'explorer les thèmes qui lui sont chers : l'enfance, la perte d'innocence, et la difficulté d'être soi dans une société écrasée par la morale. Tout ça dans un roman où la douceur et la poésie de l'écriture côtoient l’âpreté de la région et la dureté des mentalités.

Encore un grand coup de cœur !

Conseillé par (Libraire)
23 août 2022

Avis aux amateurs de Ken Follett, la relève est assurée !

Finlande, début du XXème siècle.
Après avoir été un temps séparés, Aino, Matti et Illmari Koski émigrent aux Etats-Unis. La fratrie s'installe dans une colonie de bûcherons et sont confrontés aux conditions de vie d'ouvriers et d'immigrés qui règnent en ce temps. En parallèle, Aksel, un ami de la famille, travaille d’arrache-pied afin d'acheter un bateau de pêche. Chacun possède une forte personnalité, et a des intérêts diverses. Tandis qu'Illmari construit une église, Aino se bat au sein des syndicats pour améliorer les conditions de vie des ouvriers et des femmes, et Matti cherche à s'enrichir et fonder une famille.
Avec un vrai soucis de réalisme, Karl Marlantes nous livre une grande fresque historique bien documentée, à l'écriture enlevée et aux dialogues bien sentis. Une saga captivante où l'on côtoie la vie des bûcherons et pêcheurs de l'époque, et les luttes sociales associées.

James Oliver Curwood

Arthaud

21,00
Conseillé par (Libraire)
23 mai 2022

Aventure et chasse à l'homme en Alaska !

Après la nouvelle traduction de Piège d'or, les éditions Arthaud poursuivent, avec La femme de l'Alaska, leur travail de retraduction de James Oliver Curwood. Si le roman a été initialement publié en 1923, il est surprenant de voir à quel point il est actuel par les thématiques qu'il aborde : la destruction de la nature à des fins financières, la défense des droits des autochtones en Alaska, l'égalité femme-homme.

Clandestine à bord du Nome, Mary Standish réussit malgré tout à voyager sans encombres grâce à l'aide du capitaine qui voit en elle une femme déterminée, bien que perdue. En effet, Mary est montée au dernier moment, en direction de l'Alaska, mais les causes de ce soudain embarquement semblent bien trop mystérieuses et douloureuses pour être évoquées. Par ailleurs, le navire semble être un écosystème à lui tout seul, et de nombreux personnages s'y croisent. C'est à bord que Mary rencontre Alan Holt, grand défenseur des terres amérindiennes. Les deux ont un fort caractère, ils n'ont pas leur langue dans leur poche, et les joutes verbales sont aussi féroces qu'appréciées. Mais un soir, la jeune femme frappe à la porte de la cabine d'Alan pour lui proposer un étrange ultimatum : soit il accepte de la faire passer pour morte, soit, malheureusement, elle devra vraiment mourir. Elle est effrayée et catégorique à ce propos : seule l'une de ces deux issues est possible.

Le lendemain, Mary Standish est portée disparue.

Dès lors, nous allons suivre Alan Holt pour tenter de la retrouver ou tout du moins expliquer sa disparition.

A mi-chemin entre le roman écologique et le thriller, « La femme de l'Alaska » est un vrai roman d'aventure captivant et dépaysant, avec tous les ingrédients pour nous tenir en haleine dans les somptueuses et menacées terre d'Alaska.

Les Éditions Noir sur Blanc

25,00
Conseillé par (Libraire)
23 mai 2022

Partez pour un sublime voyage dans les Balkans aux côtés de femmes aussi fortes que flamboyantes !

Publié en 1986 dans ce qu'on appelle dorénavant l'ex-yougoslavie, Parfum de pluie sur les Balkans expose le récit émouvant d'une famille Séfarade de Sarajevo : les Salom.
Chez les Salom, nous allons surtout nous attacher aux cinq sœurs : Riki, Blanki, Buka, Klara et Nina, dont nous allons suivre l'évolution de 1914 à 1945. Elles ont toutes un caractère bien trempé, à leur façon, et décident de s'affranchir des conventions que leur impose le patriarcat de l'époque : l'une ouvre sa propre boutique, une autre devient danseuse, une autre mène une vie commune avec un homme sans y être mariée... Sur les cinq, une seule suit la voie « traditionnelle ». Alors que chacune tente de trouver son équilibre, elles vont devoir affronter les vicissitudes d'une époque surprenante et chancelante.

Parfum de pluie sur les Balkans est un roman riche et foisonnant. Nous sommes emportés par son incroyable force romanesque et ce qui est le plus bouleversant, c'est de savoir que cette famille, ces sœurs, fortes, joviales, résilientes, ont réellement existé. Il s'agit donc d'une grande fresque, mais aussi d'un témoignage poignant d'une famille et d'une époque. Un trésor de souvenirs que nous livre Gordana Kuic, la fille d'une des cinq héroïnes.

Conseillé par (Libraire)
11 avril 2022

Absolument magnifique et nécessaire.

Elles sont quatre à avoir accepté, en conscience, un marché inhumain qui les mènera de Lagos à Anvers. Cet aller simple vers la Belgique pour vivre « le rêve Européen » est aussi un aller simple vers l'exploitation. Elles s'en doutaient, mais à leurs yeux tout vaut mieux que de s'enliser dans leur quotidien désastreux...

Le destin de Sisi, Efe, Ama et Joyce nous est raconté sans aucun misérabilisme, et avec une incroyable justesse, pour mieux nous faire comprendre les raisons qui les ont poussées à accepter l'inacceptable. Avec, en fil rouge, la disparition de Sisi à Anvers, l'autrice Chika Unigwe réussit à la fois à nous tenir en haleine dans un roman avec beaucoup de souffle, mais aussi à nous livrer un véritable témoignage sur ces femmes qui quittent le Nigéria dans l'espoir d'un avenir meilleur pour elles et leurs familles.

Un grand merci à l'autrice Chika Unigwe qui, forte de ses longs entretiens avec ces femmes, réussit à nous emmener en plein cœur de Lagos, Nigéria, et nous rapporter avec brio les termes d'une traite humaine impitoyable qui a lieu aujourd'hui et sous nos yeux.