Conseils de lecture

Bpocalypse
17,00
par (Libraire)
18 novembre 2020

Si vous pensiez que la science-fiction post apocalyptique avait atteint ses limites et ne pouvait plus faire dans l’originalité, Ariel Holzl va vous prouver le contraire ! Plusieurs années après l’apocalypse, Samsara, jeune lycéenne au caractère tempétueux, nous fait partager son quotidien entre ses ami.e.s inséparables, ses courses à vélo avec des animaux mutants, son emploi étudiant au vidéoclub (devenue banque officielle de la ville), ses après-midi shopping au Frozen Odessa (qui porte son nom à merveille) et son rêve d’intégrer la milice. Enfin ça, c’était avant que le Spider Park (qui porte aussi son nom à merveille) ne soit libéré de sa quarantaine. Ce même parc qui abrite des mutant.e.s réputé.e.s cannibales et, elle le sait, la créature qui a tué son père. Un récit fluide, sans faux-semblants et fortement accrocheur, où la fin du monde n’est qu’une question de point de vue.


Phalaina
15,00
par (Libraire)
18 novembre 2020

Un roman qui fascine comme un cabinet de curiosités !

Récit particulièrement intrigant, on se délecte de son ambiance "cabinet de curiosités" et de son décor victorien. On picore avec avidité les informations que confie le professeur Humphrey (lequel succombe à un "accident" dès les premières pages) dans ses lettres à un certain Charles Darwin. On suit avec appréhension le parcours de l'enfant qu'il a laissée derrière lui. Jeune fille sans voix, à l'intense regard rouge et rejetée de tous.tes, elle a parfaitement compris qu'il lui faudrait découvrir la vérité sur son passé avant que ce ne soit celui-ci qui la rattrape. Et les différentes rencontres qui la guident nous sont aussi fructueuses qu'à elle ....


Bienvenue à Sturkeyville, Recueil
20,00
par (Libraire)
12 novembre 2020

Une atmosphère unique qui laisse une empreinte indélébile sur l'esprit du lecteur.

C'est un auteur américain presque totalement inconnu (Bob Leman) que nous présentent ici les éditions Scylla à travers six de ses nouvelles (il en aura publié quinze en tout et pour tout) : six contes macabres peuplés de créatures cruelles et de héros fragiles, six histoires envoûtantes teintées d'effroi et de mélancolie.
La superbe couverture de Stéphane Perger et les belles illustrations intérieures de Arnaud S. Maniak ne sont pas étrangères au charme sombre de l'objet.
Si vous êtes amateur de nouvelles fantastiques et/ou d'horreur : ne cherchez pas plus loin. C'est assurément l'un des meilleurs recueils du genre paru cette année.


Plus jamais nuit / roman

Bonné, Mirko

Typhon

21,00
par (Libraire)
11 novembre 2020

Magnifique découverte!

"Selon Ira, le hasard était le langage du monde. Chaque pierre et chaque arbre, chaque animal et tous les hommes le parlaient et le comprenaient. Ne fallait-il pas que chacun soit prêt à toute éventualité à chaque instant?"

Dans ce roman, l'ombre laisse peu à peu la place à la lumière. Comme un nuage épais et noir qui déciderait, au fur et à mesure, de s'épaissir puis, une fois repus, s'en irait en laissant place au soleil.

Mark a du mal à se remettre du décès prématuré de sa sœur, Ira. Elle était un être évanescent mais fascinant, qui avait une peur terrible du noir. Pour fuir cette peur, elle voyageait, et apprenait les langues étrangères. Un jour, elle revient d'un voyage enceinte, et met au monde Jesse, que l'on découvre dans le livre adolescent et orphelin.
Le deuil est compliqué pour tous, mais plus spécialement pour Mark, notre narrateur.
Il est dessinateur et doit se rendre en Normandie pour dessiner des ponts. Pas n'importe lesquels, ceux qui ont connu un rôle décisif dans le Débarquement.
Il emmène avec lui Jesse et ensemble, ils rejoignent des amis propriétaires d'un ancien hôtel abandonné, nommé l'Angleterre, proche de la plage et de l'océan.

Une plume élégante pour un roman philosophique qui tente de répondre finement à la question "comment":
Comment faire quand nos bases vacillent? Comment se réinventer quand tout semble avoir été anéanti? Comment renaître? Vivre n'est-il pas finalement composer avec toutes nos failles accumulées?

Sombre et lumineux à la fois. Un road-trip mélancolique avec, en fond, l'histoire du débarquement.

Un grand roman et une magnifique traduction.


La vie seule

Benson, Stella

Cambourakis

10,00
par (Libraire)
11 novembre 2020

Une sorcière intrépide et gaffeuse secoue la vie Londonienne en 1918...

Une sorcière facétieuse débarque en plein milieu d'une réunion pour la Charité et en ensorcèle tous les membres. Chacune et chacun va essayer de la rencontrer de nouveau pour donner un sens à la vision qu'ils ont eu lors de l'envoutement. Mais il n'est pas aisé d'avoir une discussion avec elle...

Ici, les états ont troqué avions et missiles pour des balais, deux sorcières se disputent sur un bout de nuage, un officier de police se fait attaquer sans relâche par un moustique et les balais sont de fidèles compagnons qu'on malmène parfois.

"La Vie Seule" de Stella Benson est un livre atypique, politique, drôlement sarcastique, intelligemment critique. On déconstruit les univers pour mieux les mélanger. Réel et imaginaire se côtoient à merveille.
Nous découvrons également une sorcière "so british" attachante, à la langue libre et bien pendue.

Addictif… Ou devrais-je dire… Envoutant!