Conseils de lecture

23,00
par (Libraire)
20 mai 2022

Disparition étrange au phare de Maiden Rock

1972. Stupeur, au moment de la relève des gardiens du phare de Maiden Rock, au large de la Cornouaille, les trois employés censés être sur place ont disparu. La porte est verrouillée de l'intérieur. Il n'y a aucune trace de sang ni de lutte.
Vingt ans ans plus tard, un journaliste décide de se pencher sur ce mystère non résolu. Il interroge les trois compagnes des gardiens disparus. Au fur et à mesure des chapitres qui donnent voix à chacun des protagonistes, sous forme de monologue, le lecteur récolte des indices qui vont peu à peu lui permettre de comprendre ce qui se serait passé ce jour là.
Réticentes dans un premier temps à revenir sur ces moments douloureux, Helen, Jenny et Michelle vont peu à peu se libérer par les mots du poids de leur deuil, de la culpabilité et de l'incompréhension face à cette disparition. En parallèle, comme en écho, l'auteure donne la parole aux trois gardiens jusqu'au jour fatidique.

Emma Stonex livre ici un premier roman particulièrement intense et réussi. Dans ce récit d'introspection, elle décortique le couple, les attentes déçues, les incompréhensions et les non dits qui s'installent. Elle retranscrit également avec réalisme la difficulté de l'absence et de l'attente.


24,90
par (Libraire)
9 mai 2022

Aussi mystérieuse que légendaire, la malinche n'en était pas moins humaine, "détail" non négligeable ici redéfinit comme un prologue aux événements majeurs qui la rendront célèbre.

Controversée par l'Histoire, Malinalli apparaît sous la finesse du crayon d'Alicia Jaraba Abellan comme une jeune femme forte, volontaire et intelligente qui fait face aux épreuves les dents serrées et la tête haute.

Ce portrait féministe, hypothétique mais qu'on imagine sans effort proche de la réalité, porte tout un pan de la conquête de l'Amérique du sud. Il nous présente également des cultures ancestrales mises à bas par les conquistadors.

Mais c'est surtout le pouvoir pacificateur de la communication qui est célébré à travers ce personnage. Car, bien que submergée par les événements, ce sont sûrement plus d'un conflit qui ont été désamorcés grâce à La Malinche.


1

Dargaud

13,00
par (Libraire)
9 mai 2022

C'est aux côtés de guerriers farouches et déterminés à accomplir leur devoir que nous découvrons ici les codes sacrés du vikisme !

Ces valeurs, inculquées dès le plus jeune âge, sont ce qui les emmènent dans toujours plus de raids aussi glorieux que ce que vantent les légendes (à quelques rochers près).
C'est le récit d'une de ces fabuleuses expéditions qui nous est narré, le long de gags d'une à six cases.

Comique de répétition, clins d'oeil sur des sujets d'actualité et improvisation hasardeuse ... l'aventure se révèle aussi surprenante que prévue.

D'autant plus qu'avec ces petit.e.s personnages truculent.e.s, aux traits caricaturaux et au naturel franc souvent teinté d'une douce bêtise, on se laisserait presque attendrir si on n'était pas trop occupé.e à rire !


19,00
par (Libraire)
8 mai 2022

Luttes ouvrières à la Seyne-sur-Mer

Narval est embauché sur les chantiers navals de la Seyne-sur-Mer. Nous sommes dans les années 1970, notre narrateur découvre le monde ouvrier comme son père l'a connu avant lui. Il raconte le dur labeur, la mécanique, l'univers des machines. Il s'aperçoit vite que les hiérarchies et les solidarités tissent des liens très forts entre les collègues. Au gré des réparations de bateaux, les petites vies du grand chantier s’égrènent. Mais bientôt, le chantier est menacé de fermeture et les ravages de l'amiante sont révélés. Les ouvriers entrent en lutte et demandent des compte : qui va payer pour cette maladie qui les rongent ? Qui donc se souviendra de ce monde emporté ?
Merci à Christian Astolfi de nous rapporter de sa plume délicate un monde empli de nostalgie, de rudesse et d’humanité.

Ce roman publié aux éditions Bruit du monde (https://lebruitdumonde.com/) fait partie de notre sélection "Que dit la littérature du monde ouvrier?", il est visible dans notre vitrine et sur notre table thématique au rayon littérature.


Karine Rennberg

ActuSF

20,90
par (Libraire)
27 avril 2022

Meute nous agrippe tout le long de ses quelques 500 pages. Narrations à la deuxième personne du singulier, temporalité au présent, pragmatisme de rigueur, vocabulaire familier ... Nous incarnons les personnages de ce roman choral dans une lecture brute mais aisée et relativement fluide.

Si Nath, Val et Calame évoluent dans univers où la violence est presque culturelle, ils n'en sont pas moins agréablement normaux, réalistes et humains (si l'on peut dire). Nul place aux êtres fantasmés que l'on trouve habituellement dans les romans lycanthropes. Leurs "failles" sont nombreuses et assumées. Ou sont en passe de l'être.

Dans ce récit concentré sur la naissance d'une meute et ses mécanismes, le rythme s'impose comme lent, quelque fois répétitif, bien que ponctué ici et là de combats et de mystères.
La position d'alpha est revisitée, révélant les responsabilités qu'elle impose, mettant à bas un idéal dominant. Et, en cela, Karine Rennberg a ajouté plus d'une pierre au mythe du loup-garou.

Vivement qu'elle en ajoute d'autres.